Français de base

Introduction au Français de base

Le programme d’études de français de base expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés francophones et à parfaire leur maîtrise du français.

Caractéristiques du programme de français de base

Intégration des composantes

Le programme d’études de français de base propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration de la langue française et du monde francophone, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension des nombreuses cultures francophones différentes, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études de français de base offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage, ainsi que pour faire découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant l’enseignement et l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre de la manière qui convient le mieux à l’étendue de ses capacités.

Introduction au Français de base de 11e année

L’Introduction au Français de base de 11e année, un nouveau cours, a été élaborée dans l’idée d’offrir aux élèves n’ayant pas suivi les cours de Français de base au niveau élémentaire la possibilité de le faire au niveau secondaire. Il s’agit d’un cours intensif qui a été conçu pour aborder l’apprentissage essentiel de la 5e à la 10e année de manière accélérée afin de préparer les élèves au Français de base de 11e année. Il convient de souligner que ce cours ne saurait se substituer au programme d’études normal de français de base de la 5e à la 10e année compte tenu de toute sa richesse.

On suppose que les élèves n’ont qu’une expérience limitée, voire nulle, du français de base avant de s’inscrire au cours d’Introduction au français de base de 11e année. Cependant, dans la mesure où les contextes varient, les critères d’admission à ce cours relèvent de la décision des conseils scolaires. L’inscription à l’Introduction au français de base de 11e année ne se limite pas aux élèves de 11e année et il n’est pas nécessaire d’avoir suivi d’autres cours au préalable.

Employer des types de textes variés

Le programme d’études de français de base encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique, aussi bien les textes originaux que les textes adaptés (p. ex. articles, bandes dessinées, biographies, blogues, brochures, chansons, comptines, conversations, courriels, diagrammes, discours, dissertations, entrevues, films, formulaires, graphiques, histoires, instructions, invitations, lettres, livres d’images, mythes, peintures, photos, poèmes, présentations, profils en ligne, publicités, récits, récits de la tradition orale des peuples autochtones, reportages, romans, sondages, tableaux et textos).

Les enseignants sont invités à employer un large éventail de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux ou adaptés avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégrer du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Principes d’apprentissage des peuples autochtones

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de français de base et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’apprenant. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, des concepts essentiels à l’acquisition du langage. 

Conception du programme d’études de français de base

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de français de base suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://www.curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous illustre comment, dans le programme d’études de français de base, le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

8e année

10e année

12e année

Grandes idées

Chaque culture a ses traditions et ses propres façons de célébrer.

Une connaissance approfondie des communautés francophones permet une plus grande ouverture d’esprit culturelle.

La compréhension de la culture est influencée par les langues que l’on parle et les communautés avec lesquelles on est en contact.

Les formes d’expression culturelle sont multiples. 

L’exploration de diverses formes d’expression culturelle permet d’appréhender et de mieux comprendre les cultures du monde.


Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de Ffrançais de base est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en français avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève renforce également ses compétences disciplinaires au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

 

7e année

8e année

9e année

10e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires simples

Comprendre et raconter à nouveau des histoires

Raconter des histoires simples

Raconter des histoires

Explorer l’importance des histoires dans l’identité personnelle, familiale et communautaire

Raconter des histoires, oralement et par écrit

Explorer l’importance des histoires dans l’identité personnelle, familiale et communautaire

 

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

8e année

10e année

12e année

Contenu

ce qu’on aime, n’aime pas ou préfère et ses intérêts

 

des raisons pourquoi on aime, n’aime pas ou préfère certaines choses

des descriptions d’objets, de gens et d’intérêts personnels

des espoirs, des rêves, des désirs et des ambitions

 

des explications concernant des besoins, des émotions et des opinions

 

 

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés (sous forme d’hyperliens) un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du français de base.

  

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

    8e année

Il est possible de communiquer ses expériences et ses points de vue au moyen d’histoires.

Explorer des moyens de vivre des expériences avec des personnes ou des communautés francophones

diverses questions

 

Approfondissements

histoires : Les histoires sont des textes narratifs présentés de manière orale, écrite ou visuelle. Elles peuvent être simples ou complexes et provenir d’expériences réelles ou imaginaires. On peut les utiliser pour acquérir ou transmettre des connaissances, pour divertir, pour faire connaître l’histoire ou pour renforcer un sentiment d’identité. Il peut s’agir, par exemple, de récits de la tradition orale des peuples autochtones, d’anecdotes personnelles, de saynètes, de séries d’images, de chansons ou d’histoires conçues par les élèves. 

moyens de vivre des expériences : par exemple, au moyen de blogues, de visites dans des salles de classe et des écoles (y compris les visites virtuelles ou en ligne), de clubs, de concerts, de cours, d’échanges, de festivals, de films, de lettres à des correspondants, de magazines, de journaux, de pièces de théâtre, de médias sociaux ou d’autres ressources en ligne, ou encore dans des magasins et des restaurants offrant un service en français

questions : par exemple, Combien…?; Comment…?; Est-ce que…?; Où…?; Pourquoi…?; Quand…?; Quel…?; Qu’est-ce que…?; Qui…?


Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le français sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le français de base sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du français de base peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes. 

Langue d’enseignement

Il est important que le français soit la langue d’enseignement du programme de français de base. Puisque le français est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche a démontré que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le français aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de français de base, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue française acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en français, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;

des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté francophone

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés francophones peuvent prendre différentes formes selon le contexte. Par exemple, on pourra inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement); tisser des liens avec d’autres classes et écoles françaises; assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires; aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle français; ou encore échanger avec une communauté francophone en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux). Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés francophones afin de les aider à forger leur identité de locuteurs francophones et de poursuivre leur apprentissage de la langue française après l’obtention du diplôme. 

Liens avec le CECR

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de français de base. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux.

Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones, c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle;
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.  

Introduction au langage ASL (American Sign Language)

Le programme d’études de langage ASL en tant que langue seconde expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés sourdes et à parfaire leur maîtrise du langage ASL.

Caractéristiques du programme de langage ASL

Intégration des composantes

Le programme d’études du langage ASL propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message. Le langage ASL possède ses propres règles syntaxiques et grammaticales qui ne sont pas dérivées d’une autre langue parlée ou écrite.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration du langage ASL et du monde des personnes sourdes, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture sourde, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études de langage ASL offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études de langage ASL encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication visuelle, écrite ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (en anglais) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de langage ASL et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études de langage ASL

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de langage ASL suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études de langage ASL, illustre comment le thème des indices non verbaux évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

 

Grandes idées

Les indices non verbaux contribuent à construire un sens.

Les indices non verbaux sont essentiels pour communiquer un sens.

Parler de ce qui nous tient à cœur peut nous motiver dans l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Le contexte de communication détermine notre façon de nous exprimer.

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de langage ASL est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à regarder pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en langage ASL avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

10e année

11e année

 

Compétences disciplinaires

Reconnaître les liens entre les gestes, les expressions du visage courantes et le sens

Reconnaître les liens entre les configurations manuelles courantes et l’emplacement, et comment ces deux variables produisent un sens

Reconnaître les liens entre les configurations manuelles courantes, le mouvement et l’emplacement du signe pour la production de différents sens

Reconnaître l’incidence des choix du signe sur le sens

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

8e année

10e année

12e année

 

Contenu

L’information sur soi-même et sur les autres

Les personnes, objets et intérêts personnels

Les situations, activités et ordre des événements

Les besoins et émotions

Les questions et opinions complexes

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du langage ASL.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter et relater des histoires

Aspects culturels des communautés Sourdes

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (livre, danse, peinture, image, poème, chanson, architecture, etc.).

Raconter et relater :

  • employer des marqueurs de temps et de transition courants pour montrer la progression logique d’un récit
  • utiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futuren langage ASL ou en langue écrite

Aspects culturels : La culture et les communautés Sourdes ont tendance à être collectivistes (c.-à-d. qu’elles font du groupe et de ses intérêts leur priorité)

 

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le langage ASL sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le langage ASL sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme de langage ASL peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que le langage ASL soit la langue d’enseignement du programme de langage ASL. Puisque le langage ASL est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le langage ASL aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de langage ASL, on appuie le principe selon lequel les apprenants du langage ASL acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en langage ASL, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté sourde

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés sourdes peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne le langage ASL;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • fréquenter des lieux où l’on emploie le langage ASL;
  • échanger avec une communauté de langage ASL en ligne préapprouvée et sûre (blogues, « clavardage » visuel ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés sourdes afin de les aider à forger leur identité d’utilisateurs du langage ASL et de poursuivre leur apprentissage du langage ASL après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de langage ASL. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire. Le CECR n’inclut pas explicitement le langage ASL, mais il cible d’autres langages des signes européens, ce qui fait qu’il pourrait être utile pour certains enseignants.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.

Introduction à l’allemand

Le programme d’études d’allemand expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés germanophones et à parfaire leur maîtrise de l’allemand.

Caractéristiques du programme d’allemand

Intégration des composantes

Le programme d’études d’allemand propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.

  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.

  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration de l’allemand et du monde germanophone, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture allemande, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.

  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études d’allemand offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études d’allemand encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en allemand) ou adaptés (traduits en allemand) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études d’allemand et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études d’allemand

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme d’allemand suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études d’allemand, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses propres traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de diverses communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

 

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme d’allemand est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en allemand avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Dégager le sens d’un texte oral et divers autres textes et de contextes

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

6e année

8e année

10e année

12e année

Contenu

Les descriptions de personnes

Les descriptions de personnes, d’objets et d’intérêts personnels

Les activités, les situations et les événements

Les besoins et émotions

L’expression, le soutien et la défense des opinions

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement de l’allemand.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art allemandes

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie, prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récit
  • utiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futur

Œuvres d’art : p. ex. œuvres de création dans les domaines de la danse, de la représentation dramatique, de la musique, des arts visuels, en tenant compte de l’éthique de l’appropriation culturelle et du plagiat

 

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient l’allemand sont très variés. Les écoles où l’on enseigne l’allemand sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme d’allemand peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que l’allemand soit la langue d’enseignement du programme d’allemand. Puisque l’allemand est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser l’allemand aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études d’allemand, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue allemande acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en allemand, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté germanophone

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés germanophones peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple : 

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne l’allemand;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en allemand;
  • échanger avec une communauté germanophone en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux). 

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés germanophones afin de les aider à forger leur identité de locuteurs germanophones et de poursuivre leur apprentissage de la langue allemande après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe d’allemand. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales. 

Introduction à l’italien

Le programme d’études d’italien expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés italophones et à parfaire leur maîtrise de l’italien.

Caractéristiques du programme d’italien

Intégration des composantes

Le programme d’études d’italien propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration de l’italien et du monde italophone, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture italienne, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études d’italien offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études d’italien encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en italien) ou adaptés (traduits en italien) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études d’italien et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études d’italien

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme d’italien suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études d’italien, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de diverses communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

Compétences disciplinaires    

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme d’italien est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en italien avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Dégager le sens dans des textes oraux et dans une variété d’autres textes

Raconter et écrire des histoires

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

8e année

10e année

12e année

Contenu

L’information et les descriptions simples

Les personnes, objets et endroits

Les activités, situations et événements

Les questions et opinions complexes

Les besoins et émotions

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement de l’italien.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

8e année

 
les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture
 
 
 
Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art italiennes

Approfondissements                       

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie, prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Narrate:
  • use common expressions of time and transitional words to show logical progression.
  • Use present, past and future time frames.

creative works: e.g., painting, sculpture, theatre, dance, drama, music, or visual arts, with consideration for the ethics of cultural appropriation and plagiarism.

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient l’italien sont très variés. Les écoles où l’on enseigne l’italien sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme d’italien peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que l’italien soit la langue d’enseignement du programme d’italien. Puisque l’italien est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser l’italien aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études d’italien, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue italienne acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en italien, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté italophone

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés italophones peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne l’italien;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en italien;
  • échanger avec une communauté italophone en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés italophones afin de les aider à forger leur identité de locuteurs italophones et de poursuivre leur apprentissage de la langue italienne après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe d’italien. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.

Introduction au coréen

Le programme d’études de coréen expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés de langue coréenne et à parfaire leur maîtrise du coréen.

Caractéristiques du programme de coréen

Intégration des composantes

Le programme d’études de coréen propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration du coréen et du monde de langue coréenne, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture coréenne, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études de coréen offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études de coréen encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en coréen) ou adaptés (traduits en coréen) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève; 
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible; 
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de coréen et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études de coréen

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de coréen suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études de coréen, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année 11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de diverses communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

 

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de coréen est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en coréen avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Analyser les points de vue culturels dans les textes

 

Contenu 

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

12e année

Contenu

Les questions et descriptions simples

Les types de questions

Les types de questions

Les questions complexes

      

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du coréen.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

   8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art coréennes

 

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie, prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récit
  • utiliser les cadres temporels du présent, du passé et du futur

Œuvres d’art : p. ex. œuvres de création dans les domaines du théâtre, de la musique, de la danse, des arts visuels, en tenant compte de l’éthique de l’appropriation culturelle et du plagiat

 

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le coréen sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le coréen sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme de coréen peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que le coréen soit la langue d’enseignement du programme de coréen. Puisque le coréen est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le coréen aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de coréen, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue coréenne acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en coréen, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté de langue coréenne

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés de langue coréenne peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne le coréen;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en coréen;
  • échanger avec une communauté de langue coréenne en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés de langue coréenne afin de les aider à forger leur identité de locuteurs du coréen et de poursuivre leur apprentissage de la langue coréenne après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de coréen. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.

Introduction au japonais

Le programme d’études de japonais expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés nipponophones et à parfaire leur maîtrise du japonais.

Caractéristiques du programme de japonais

Intégration des composantes

Le programme d’études de japonais propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration du japonais et du monde nipponophone, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture japonaise, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études de japonais offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études de japonais encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en japonais) ou adaptés (traduits en japonais) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de japonais et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études de japonais

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de japonais suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études de japonais, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de différentes communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de japonais est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en japonais avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires à l’oral et à l’écrit

Analyser les perspectives culturelles dans les textes

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5

8

10

12

Contenu

Les questions et les descriptions simples

Les types de questions

Les descriptions de personnes

Les types de questions

Les descriptions de personnes, d’objets et d’endroits

Les questions complexes

Les explications et justifications des opinions

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du japonais.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

     8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art de la civilisation japonaise

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie et prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récit
  • utiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futur

Œuvres d’art : p. ex. des œuvres de création dans les domaines de la danse, de la représentation dramatique, de la musique ou des arts visuels, en adoptant un comportement éthique pour éviter l’appropriation culturelle et le plagiat

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le japonais sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le japonais sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme de japonais peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que le japonais soit la langue d’enseignement du programme de japonais. Puisque le japonais est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le japonais aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de japonais, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue japonaise acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en japonais, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté nipponophone

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés nipponophones peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne le japonais;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en japonais;
  • échanger avec une communauté nipponophone en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés nipponophones afin de les aider à forger leur identité de locuteurs nipponophones et de poursuivre leur apprentissage de la langue japonaise après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de japonais. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.

Introduction au pendjabi

Le programme d’études de pendjabi expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés de langue pendjabie et à parfaire leur maîtrise du pendjabi.

Caractéristiques du programme de pendjabi

Intégration des composantes

Le programme d’études de pendjabi propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration du pendjabi et du monde de langue pendjabi, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture pendjabie, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études de pendjabi offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève à apprendre en fonction de  l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études de pendjabi encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en pendjabi) ou adaptés (traduits en pendjabi) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de pendjabi et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme de pendjabi

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de pendjabi suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.  

 

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études de pendjabi, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de diverses communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de pendjabi est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en pendjabi avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Analyser des points de vue culturels dans des textes

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

12e année

Contenu

Les questions et descriptions simples

Les types de questions

Les descriptions de personnes et d’objets

Les types de questions

Les descriptions de personnes, d’objets et d’endroits

Les questions complexes

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du pendjabi.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écri

Œuvres d’art pendjabies

 

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie, prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récit
utiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futur

Œuvres d’art : p. ex. des œuvres de création dans les domaines de la danse, de la représentation dramatique, de la musique ou des arts visuels, en adoptant un comportement éthique pour éviter l’appropriation culturelle et le plagiat

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le pendjabi sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le pendjabi sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme de pendjabi peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que le pendjabi soit la langue d’enseignement du programme de pendjabi. Puisque le pendjabi est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le pendjabi aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de pendjabi, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue pendjabie acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en pendjabi, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté de langue pendjabie

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés de langue pendjabie peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne le pendjabi;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en pendjabi;
  • échanger avec une communauté de langue pendjabie en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés de langue pendjabie afin de les aider à forger leur identité de locuteurs du pendjabi et de poursuivre leur apprentissage de la langue pendjabie après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de pendjabi. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.

Introduction au mandarin

Le programme d’études de mandarin expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés de langue mandarine et à parfaire leur maîtrise du mandarin.

Caractéristiques du programme de mandarin

Intégration des composantes

Le programme d’études de mandarin propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration du mandarin et du monde de langue mandarine, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture chinoise, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études de mandarin encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en mandarin) ou adaptés (traduits en mandarin) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études de mandarin et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études de mandarin

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme de mandarin suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études de mandarin, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de différentes communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

La langue et la culture sont intimement liées, et elles façonnent le point de vue, l’identité et la voix.

 

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme de mandarin est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en mandarin avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Analyser les perspectives culturelles dans les textes

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

 

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

6e année

8e année

11e année

Contenu

Les questions et descriptions simples

Les types de questions

Les types de questions

Les questions complexes

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement du mandarin.

 

Grandes idées

Compétences disciplinaires

Contenu

     8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires, à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art de la civilisation chinoise

 

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie et prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récit
utiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futur

Œuvres d’art : p. ex. des œuvres de création dans les domaines de la danse, de la représentation dramatique, de la musique ou des arts visuels, en adoptant un comportement éthique pour éviter l’appropriation culturelle et le plagiat

 

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient le mandarin sont très variés. Les écoles où l’on enseigne le mandarin sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme de mandarin peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que le mandarin soit la langue d’enseignement du programme de mandarin. Puisque le mandarin est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser le mandarin aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études de mandarin, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue mandarine acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en mandarin, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec les communautés chinoises et de langue mandarine

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés chinoises et de langue mandarine peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne le mandarin;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en mandarin;
  • échanger avec une communauté de langue mandarine en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés chinoises et de langue mandarine afin de les aider à forger leur identité de locuteurs du mandarin et de poursuivre leur apprentissage de la langue mandarine après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) pour les appuyer dans leur classe de mandarin. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales. 

Introduction à l’espagnol

Le programme d’études d’espagnol expose ce que l’élève est censé savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit à l’enseignant un cadre pour faire vivre à ses élèves des expériences d’apprentissage qui leur feront découvrir de nouveaux points de vue et les amèneront à entrer en contact avec des communautés hispanophones et à parfaire leur maîtrise de l’espagnol.

Caractéristiques du programme d’espagnol

Intégration des composantes

Le programme d’études d’espagnol propose une approche intégrée d’acquisition de la langue. Selon cette approche, les composantes suivantes de l’acquisition de la langue sont considérées comme étant interdépendantes plutôt qu’isolées les unes des autres :

  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir – Ces compétences essentielles forment les bases de l’acquisition de la langue. Dans un contexte réel de communication, ces composantes sont rarement isolées, c’est pourquoi elles sont intégrées les unes aux autres tout au long du programme d’études. Chaque élément du programme favorise le développement simultané de multiples compétences.
  • La grammaire – L’enseignement de la grammaire joue un rôle de soutien dans l’utilisation délibérée de la langue pour exprimer un message.
  • La culture – La culture et la langue sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’acquérir une meilleure compréhension d’une langue donnée, d’autrui et de soi-même. La communication véritable s’effectue toujours dans un contexte culturel, c’est pourquoi les activités d’acquisition de la langue en classe doivent aussi être réalisées dans un tel contexte. Au fil de son exploration de la langue espagnole et du monde hispanophone, l’élève acquiert la langue en même temps qu’une compréhension de la diversité de la culture espagnole, et il découvre comment elles sont liées. Cela lui permet de mieux apprécier aussi bien sa propre culture que les cultures étrangères.
  • Les stratégies d’apprentissage linguistique – Les stratégies d’apprentissage linguistique, considérées comme un véhicule contribuant à la réussite de l’élève dans son parcours d’acquisition de la langue, sont intégrées à l’ensemble du programme d’études.

Enseignement et apprentissage souples

Le programme d’études d’espagnol offre de la souplesse dans la façon d’aborder l’enseignement. Par exemple, ses divers éléments peuvent être combinés de différentes manières pour offrir un éventail diversifié de possibilités d’apprentissage. À chaque niveau scolaire, il existe de multiples façons de combiner le contenu et les compétences disciplinaires pour créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage permettant d’amener l’élève à découvrir les généralisations et les principes des grandes idées. Le programme d’études encourage l’utilisation de tout un éventail d’approches favorisant aussi bien l’enseignement que l’acquisition de la langue et il aide l’élève en fonction de l’étendue de ses capacités.

Emploi des types de textes variés

Le programme d’études d’espagnol encourage l’emploi d’un large éventail de différents types de textes. Dans le cadre de ce programme, le terme « texte » renvoie à toute forme de communication orale, écrite, visuelle ou numérique.

Les enseignants sont invités à employer un vaste répertoire de textes adaptés au niveau scolaire de leur classe. Ils peuvent décider d’utiliser des textes originaux (produits en espagnol) ou adaptés (traduits en espagnol) avec leurs élèves pour :

  • favoriser la compréhension de l’élève;
  • exposer l’élève au vocabulaire et aux schémas de la langue cible;
  • mettre en valeur la prépondérance du vocabulaire et des schémas courants.

Intégration du contenu et des points de vue autochtones

Le ministère de l’Éducation est résolu à s’assurer que tous les programmes d’études provinciaux reflètent les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones (PDF) ont été sanctionnés par les communautés autochtones afin d’orienter l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes d’études provinciaux. Dans la mesure où le but de ces principes est de cerner les éléments communs dans des approches d’enseignement et d’apprentissage qui varient d’une communauté autochtone à une autre, il est important de garder à l’esprit qu’ils ne représentent pas une approche intégrale adoptée par l’une ou l’autre de ces communautés.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont une grande influence sur le programme d’études d’espagnol et y sont étroitement incorporés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage linguistique, puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, de même que l’autoreprésentation et la responsabilité personnelle chez l’élève. Ils contribuent également à produire au sein de la classe des expériences fondées sur la communauté, l’apprentissage partagé et la confiance, concepts essentiels à l’acquisition du langage.

Conception du programme d’études d’espagnol

Fondé sur le modèle « Savoir-Faire-Comprendre », le programme d’espagnol suit le même modèle que pour tous les autres domaines d’apprentissage. Le contenu (savoir), les compétences disciplinaires (faire) et les grandes idées (comprendre) orientent l’apprentissage de l’élève. Le lien suivant présente des renseignements supplémentaires sur le modèle de programme d’études : https://www.curriculum.gov.bc.ca/fr/curriculum/overview/.

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’on découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme d’études; elles correspondent à l’aspect « comprendre » du modèle d’apprentissage « Savoir-Faire-Comprendre ». Les grandes idées, ce sont les « Eurêka! » et les « Bien, et alors? » du programme d’études, c’est-à-dire l’apprentissage approfondi.

Chaque année, l’élève découvre de nouvelles grandes idées et renforce celles qu’il a apprises au cours des années précédentes. L’exemple ci-dessous, tiré du programme d’études d’espagnol, illustre comment le thème de la culture évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage à mesure qu’il progresse dans son parcours scolaire.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Grandes idées

Chaque culture possède ses traditions et ses façons de célébrer.

La connaissance de diverses communautés contribue à renforcer notre prise de conscience culturelle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

L’acquisition d’une nouvelle langue nous permet d’explorer notre identité et notre culture sous un nouvel angle.

 

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit être capable de « faire » avec le contenu qu’il a appris. L’acquisition de la langue repose largement sur des processus, et l’aspect « faire » y joue un rôle important. La colonne des compétences disciplinaires du programme d’espagnol est plus étoffée que celle du contenu, puisque l’apprentissage de la langue a pour but de l’utiliser et non pas simplement de l’étudier. À l’aide d’activités ciblées de communication en classe, l’élève apprend à écouter pour comprendre, à communiquer de manière efficace, à présenter ses idées en espagnol avec assurance et aisance et à saisir les liens entre la langue et la culture.

L’élève met également en application les compétences disciplinaires qu’il acquiert au fil des ans. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Compétences
disciplinaires

Comprendre des histoires simples

Comprendre le sens des histoires

Raconter des histoires à l’oral et à l’écrit

Comprendre et négocier le sens du discours oral et de divers autres types de textes dans différents contextes

Raconter des histoires à l’oral et à l’écrit

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève acquerra, c’est-à-dire ce qu’il est censé « savoir ». Dans un contexte d’acquisition d’une langue, le contenu représente les éléments que l’élève doit avoir en main pour être capable d’employer la langue à un niveau scolaire donné (c’est-à-dire pour appliquer les compétences disciplinaires). À chaque niveau scolaire, chacune des normes d’apprentissage liées au contenu aide au développement de plusieurs compétences disciplinaires (l’aspect « faire » du programme d’études).

L’élève renforce sa connaissance du contenu d’une année à l’autre. Certaines normes d’apprentissage liées au contenu s’étendent sur plus d’une année, car elles prennent plus de temps à assimiler pleinement ou elles aident à acquérir des compétences disciplinaires de plus en plus complexes. Lorsqu’une même norme d’apprentissage est reprise textuellement d’une année à l’autre, les approfondissements précisent à quel point elle sera approfondie à chaque niveau. L’exemple ci-dessous illustre comment le programme d’études évolue avec l’élève et accroît la portée et la profondeur de son apprentissage.

 

5e année

7e année

9e année

11e année

Contenu

L’information de base sur soi-même et sur les autres

Les opinions et les préférences

Les intérêts, besoins et opinions

Les modes de vie et les relations personnelles

Les explications et justifications des opinions

Approfondissements

Des approfondissements sont proposés un peu partout dans le programme d’études. Ils servent à soutenir les enseignants et à leur fournir des précisions supplémentaires, notamment sous forme de définitions, d’exemples ou d’indications sur la profondeur et la portée auxquelles les thèmes devraient être abordés à chaque niveau. Les exemples donnés dans les approfondissements ne se veulent pas des listes exhaustives de ce qui doit être étudié à un niveau donné; ce sont simplement des exemples. Les approfondissements pourront se révéler particulièrement utiles aux enseignants qui débutent dans l’enseignement de l’espagnol.

 

Big Idea

Curricular Competency

Content

8e année

Les œuvres de création sont une expression de la langue et de la culture.

Raconter des histoires à l’oral et à l’écrit

Œuvres d’art de la civilisation hispanique

 

Approfondissements

œuvres de création : Elles représentent les expériences des personnes d’une culture donnée (peinture, sculpture, théâtre, danse, poésie et prose, cinématographie, composition musicale, architecture, etc.)

Raconter :

  • employer des marqueurs de temps et de transition pour montrer la progression logique d’un récitutiliser les cadres temporels du passé, du présent et du futur
  •  

Œuvres d’art : p. ex. des œuvres de création dans les domaines de la danse, la représentation dramatique, de la musique, des arts visuels, en adoptant un comportement éthique pour éviter l’appropriation culturelle et le plagiat

Facteurs importants

Contextes variés

Dans les différentes régions de la Colombie-Britannique, les contextes dans lesquels les élèves étudient l’espagnol sont très variés. Les écoles où l’on enseigne l’espagnol sont organisées différemment, les ressources et le soutien offerts aux enseignants et aux élèves varient d’une école à l’autre, et les enseignants du programme d’espagnol peuvent être aussi bien des généralistes débutants que des spécialistes chevronnés. La manière dont le programme d’études est enseigné peut donc varier en fonction de tous ces facteurs différents, mais il est conçu de façon à offrir aux enseignants et aux élèves la souplesse dont ils ont besoin pour les appuyer dans toutes sortes de contextes.

Langue d’enseignement

Il est important que l’espagnol soit la langue d’enseignement du programme d’espagnol. Puisque l’espagnol est une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves risquent d’avoir peu d’occasions de l’employer en dehors de la classe. La recherche démontre que le fait de s’exposer à la langue cible et de l’utiliser le plus souvent possible est essentiel pour apprendre à mieux la maîtriser. Par conséquent, même si l’on peut comprendre que, parfois, les élèves ont besoin que les discussions ou les exemples soient dans la langue prédominante de l’école, on encourage aussi bien les enseignants que les élèves à utiliser l’espagnol aussi souvent que possible.

Bénéfices au-delà des capacités linguistiques

Dans le cadre du programme d’études d’espagnol, on appuie le principe selon lequel les apprenants de la langue espagnole acquièrent non seulement la capacité de bien communiquer en espagnol, mais en retirent aussi un grand nombre de bénéfices additionnels, notamment :

  • un meilleur développement cognitif en général et un enrichissement de la pensée créatrice;
  • une plus grande ouverture d’esprit culturelle et une meilleure compréhension de la culture;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • des stratégies d’apprentissage linguistique qui peuvent être transférées à d’autres langues.

Vivre des expériences avec la communauté hispanophone

Dans le domaine de l’enseignement des langues, tous les aspects de l’apprentissage se trouvent renforcés lorsque les élèves sont amenés à vivre des expériences avec des membres de la communauté de la langue cible. Ces expériences avec des personnes et des communautés hispanophones peuvent prendre différentes formes selon le contexte. On pourra, par exemple :

  • inviter des membres de la communauté dans la classe (en personne ou virtuellement);
  • tisser des liens avec d’autres classes ou écoles où l’on enseigne l’espagnol;
  • assister à des festivals, des films, des concerts, des pièces de théâtre ou d’autres activités culturelles et communautaires;
  • aller dans des magasins, des restaurants ou des centres communautaires où l’on parle en espagnol;
  • échanger avec une communauté hispanophone en ligne préapprouvée et sûre (blogues, clavardage ou autres types de médias sociaux).

Les enseignants sont encouragés à offrir toutes sortes d’expériences de ce genre à leurs élèves. Les élèves, surtout les plus vieux, sont encouragés à rechercher des occasions de vivre des expériences avec des personnes et des communautés hispanophones afin de les aider à forger leur identité de locuteurs hispanophones et de poursuivre leur apprentissage de la langue espagnole après l’obtention du diplôme.

Liens avec le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR)

Le ministère de l’Éducation continue de soutenir les enseignants désireux d’utiliser le CECR pour les appuyer dans leur classe d’espagnol. Le Ministère reconnaît que le CECR peut être un outil d’évaluation précieux et que plusieurs professeurs de langues de la province qui l’utilisent actuellement avec leurs élèves aimeraient continuer à le faire.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives des peuples autochtones d’une manière juste et respectueuse de leurs concepts d’enseignement et d’apprentissage, il est fortement recommandé aux enseignants de chercher à obtenir des conseils et du soutien auprès de membres des communautés autochtones locales. Compte tenu de la diversité de ces dernières sur les plans de la langue, de la culture et des ressources disponibles, pour obtenir leur soutien en vue d’intégrer le savoir et l’expertise des différentes communautés, il est important de respecter les démarches propres à chacune. Ainsi, il convient de demander leur autorisation pour l’utilisation ou la traduction de pratiques ou de matériel culturels. Pour ce faire, il faut procéder à des consultations auprès de particuliers, de familles et d’autres membres de la communauté avant de mettre en application des plans éducatifs ou d’employer du matériel pédagogique.

Pour entamer le dialogue sur des activités pédagogiques ou d’évaluation, les enseignants devraient d’abord communiquer avec les coordonnateurs de l’enseignement, les enseignants, les travailleurs de soutien et les conseillers autochtones de leur conseil scolaire. Ces derniers pourront les aider à trouver des ressources locales, comme des Aînés, des chefs, des conseils tribaux ou de bande des Premières Nations, des centres d’amitié ou culturels autochtones, ainsi que des organismes métis ou inuits. De plus, les enseignants peuvent consulter les diverses publications offertes par le ministère de l’Éducation, notamment la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings (en anglais). Cette ressource a été élaborée pour aider tous les enseignants à transmettre à leurs élèves des connaissances sur les peuples autochtones de la Colombie-Britannique et à leur offrir des occasions de partager des expériences avec eux. Pour de plus amples renseignements sur ces ressources, veuillez consulter le site Web de l’Éducation autochtone : www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm (en anglais).

Authenticité des textes et des ressources autochtones

Pour pouvoir présenter du contenu et des visions du monde autochtones authentiques, il est important de s’inspirer des ressources d’apprentissage et d’enseignement des peuples autochtones. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix provenant véritablement de peuples autochtones (c’est-à-dire des textes historiques et contemporains d’auteurs autochtones ou auxquels des Autochtones ont contribué de manière substantielle);
  • décrivent des questions et des thèmes importants pour les cultures des peuples autochtones (comme la perte d’identité, l’affirmation de l’identité, la tradition, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, la sagesse découlant du lien avec la terre, de la nature et du rôle de la spiritualité, les relations entre les personnes et les communautés, l’importance de la tradition orale, l’expérience de la colonisation et de la décolonisation, etc.);
  • intègrent des techniques et des caractéristiques de narration propres aux peuples autochtones, le cas échéant (par exemple la structure circulaire, la répétition, l’intégration de la spiritualité ou l’humour).

Compte tenu de la diversité des communautés autochtones en Colombie-Britannique, au Canada et ailleurs dans le monde et compte tenu de la nécessité d’offrir un contexte pertinent à l’enseignement et aux évaluations en classe, il est conseillé de privilégier autant que possible des textes et des ressources provenant de communautés autochtones locales.